avril 11, 2021

« C’est dur de devoir rester enfermé »

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Les mesures de confinement de la population face à la pandémie ont rendu encore plus manifestes des inégalités et contradictions flagrantes au sein de la société.

Tout d’abord, les inégalités sociales : Entre les personnes précaires, qui doivent rester confinées dans des appartements minuscules voire insalubres, au sein de quartiers étouffants sous le béton, parfois éloignés des commerces et des pharmacies, et les habitants des quartiers riches, qui jouissent d’appartement spacieux et confortables. Qui plus est, on constate que le traitement policier et médiatique des entorses au confinement est sensiblement différent selon que les personnes concernées sont issues des banlieues populaires ou habitantes des quartiers riches. Comme d’habitude : ce que l’on reproche aux pauvres et aux racisé.es, on l’excuse aux riches et aux personnes blanches.

Mais il y a un autre aspect qui saute aux yeux. Cet aspect mis en avant par les militant.es pour les animaux, c’est celui même de l’enfermement dans un espace restreint.
Certaines personnes se plaignent (à raison) de l’inconfort de leur confinement, ces mêmes personnes parfois qui méprisent les activistes de la cause animale, ces mêmes personnes soutenant fièrement l’exploitation des animaux, que ce soit l’élevage pour avoir un steak au restaurant, ou l’enfermement pour leur divertissement au zoo et au cirque.
Toutes ces personnes devraient réfléchir à la sensation de passer une vie entière dans une cage, dans un bassin, dans un enclos avec des dizaines, centaines voire milliers d’autres congénères. Les souffrances des animaux sont incommensurablement plus grandes que celles de personnes se plaignant d’être confinées dans leur appartement.
C’est la base de la compassion : se soucier et se mettre à la place des autres.

De la même manière, mais en revenant à la condition humaine, on pourrait reprendre les propos des réactionnaires qui pensent que les prisons sont des hôtels trois étoiles, et que cela serait trop bon pour les personnes enfermées. La réalité, c’est que les détenus vivent très souvent à plusieurs dans des cellules prévues pour une ou deux personnes maximum, et très souvent vétustes. Ces conditions font que la détention est un supplice, une humiliation brutale pour toutes les personnes qui enfreignent la loi par prédation sociale, mais parfois aussi par survie ou par engagement politique.

C’est une évidence pour toute personne regardant autre chose que son nombril, mais il faut le marteler pour que l’ensemble de la société l’entende.
Les situations de crise nous obligent à sortir de la routine aliénante dans laquelle nous sommes enfermé.es, et peuvent être une occasion pour penser à l’organisation d’une autre société, une société qui ne refera pas les mêmes erreurs, une société pacifique pour ses membres, pour les autres espèces animales, et pour la nature en général.

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